Que se passe-t-il si vous arrosez vos concombres selon un calendrier plutôt que selon un état d’esprit ?

On pourrait croire qu’il n’y a rien de plus simple que d’arroser – prendre un tuyau et verser, mais c’est cette procédure qui devient la source des bévues les plus embarrassantes pour les jardiniers débutants et expérimentés.

L’horaire rigide du lundi, mercredi et vendredi tue plus de plantes que la sécheresse parce qu’il ne tient pas compte de l’essentiel : les besoins de la plante elle-même et l’état de l’environnement qui l’entoure, rapporte .

L’arrosage n’est pas une tâche mécanique, mais un dialogue quotidien avec le jardin, où vous devez être capable d’entendre et de voir. C’est une grave erreur d’arroser souvent mais peu, en ne mouillant que le centimètre supérieur du sol.

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Les racines des plantes, suite à l’humidité, commencent à se localiser superficiellement, deviennent faibles et sans défense face au moindre dessèchement ou à la chaleur. La règle d’un arrosage judicieux est d’arroser moins souvent, mais plus abondamment, en imbibant la motte de terre jusqu’à la profondeur de la masse principale des racines.

Pour les tomates et les arbustes, cette profondeur peut être de 25 à 30 cm, pour les pelouses de 15 à 20 cm. Vous pouvez vérifier cette profondeur en enfonçant une longue tige métallique dans le sol quelques heures après l’arrosage ou simplement en creusant le sol à un endroit peu visible. L’heure de l’arrosage n’est pas une simple recommandation, mais une condition stricte, dont la violation transforme un avantage en inconvénient.

Arroser sous un soleil de plomb, c’est la garantie d’une brûlure des feuilles par les gouttes de la lentille et l’évaporation instantanée d’une humidité précieuse. L’arrosage en fin de soirée, surtout par temps frais, peut provoquer des épidémies de maladies fongiques car le feuillage reste humide jusqu’au matin.

L’idéal est d’arroser tôt le matin, lorsque l’eau a le temps de pénétrer et que les plantes sont sèches avant que le soleil n’atteigne son zénith. L’arrosage des feuilles a été abandonné depuis longtemps pour la plupart des cultures, en particulier les tomates, les poivrons et les citrouilles.

L’outil principal est une bouteille en plastique ordinaire de cinq litres dont le fond a été coupé et que nous enfonçons, goulot vers le bas, près de la racine de chaque grande plante. L’arrosage et l’engrais sont versés directement dans cette bouteille – l’eau va directement aux racines sans éroder le sol, le feuillage reste sec et l’évaporation est minimisée.

Cette simple adaptation a permis de sauver la culture lors d’un été anormalement sec. La température de l’eau est un autre point subtil souvent négligé.

L’eau glacée provenant d’un puits ou d’un forage est un puissant facteur de stress pour les cultures qui aiment la chaleur, elle choque les racines et peut provoquer la pourriture des racines. L’eau d’irrigation doit être au moins tempérée et réchauffée au soleil, à une température confortable.

À cette fin, il suffit d’avoir quelques tonneaux noirs sur la parcelle, qui accumuleront la chaleur solaire pendant la journée. Apprendre à arroser correctement est un pas de géant pour passer d’un jardinier dilettante à un jardinier contemplatif.

Vous commencez à remarquer comment le vent s’apaise avant la pluie, comment les feuilles des betteraves tombent légèrement à midi, signe de soif, et après un bon arrosage en profondeur, le jardin soupire littéralement et redresse les épaules. Ce savoir-faire s’acquiert avec l’expérience, mais il commence par un geste simple : avant d’ouvrir le robinet, asseyez-vous et touchez le sol. Elle vous dira tout ce que vous devez savoir.

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